Chapitre XII : Jolies appréhensions.

Chapitre XII : Jolies appréhensions.
J'ai une boule qui me cramponne fermement l'estomac, je danse en l'espoir de ne pas m'étaler par terre, et je cherche, en vain. Tout cela est plaisant, et l'euphorie qui s'empare de moi en cet instant est d'autant plus captivante. C'est une partie de cache-cache à laquelle je ne peux échapper. Je camoufle alors comme je peux mes lacunes de mauvaises comédiennes, espérant ne rien laisser percevoir... Sachez juste que c'est elle que je cherche.

C'est un beau sentiment qui me chuchote à l'oreille que je la trouverais. Je suis déterminée à...et je ferais tout pour...allez y comprendre quelque chose. C'est un méli-mélo, une espèce de spirale dans laquelle j'y trouve plaisance et placidité. Je m'octroie le droit de me dire qu'elle est là, quelque part. Et je sais que parmi le groupe dont je fais partie, c'est principalement moi qui l'intéresse - tout du moins je l'espère -...

Quelques minutes plus tard, la représentation prit fin sous de nombreux applaudissements...c'est donc enthousiasmées par tant de claquements de mains, que les danseuses offrirent à ces agréables personnages, un salut digne de leur prestation (on y croit uhuh ^.^). Amélie est soulagée mais à la fois déçue par la fugacité du spectacle. Tout compte fait, elle aurait préféré que cela tire en longueur.

Mais alors que celle-ci descendait tranquillement, et plutôt fièrement du tapis sur lequel elle s'était déhanchée, une main s'agita au loin. Elle entendit un vague " on est là ", comprenant bien vite que ses chères spectatrices ne l'avaient pas oublié. Heureusement !






Cette dernière se fraya un chemin comme elle le pouvait. De sa voix la plus discrète, elle murmurait des " pardon ", sans cesse interrompus par des grognements impolis... Elle aperçut enfin sa mère et Patricia, chacune un verre à la main. Un sourire se dessinant sur le coin de leurs lèvres. Elle respira alors un grand coup, croisa les doigts et se rapprocha, incertaine :


- Tu as bien dansé ma chichouille, (ok le nom ^.^) lança ma mère toute sourire.

- Oui, c'était super, reprit Patricia encore plus conquise.

- Ben, euh, merci...






Je les gratifia d'une expression timide qui se voulait apaisée, et partit me chercher une part de pizza. (grosse bouffe --") Pendant ce temps, mes deux spectatrices parlaient avec tout un tas de gens, ils avaient l'air de rire de bon c½ur, je ne comptais donc pas les déranger.

Oui, Amélie semblait à l'aise dans ses baskets ce soir-là, mais celle-ci éprouvait toujours autant de gêne envers Patricia. La cause ? Aucune idée réelle et plausible à ce sujet. Il s'avérait juste qu'elle n'aimait pas admettre les choses, et, préférée nager dans le doute plutôt que d'affronter son présent avec courage et lucidité ; c'est d'ailleurs ce qui la détruisait.

Les minutes passèrent longuement pour elle, assise seule sur le rebord d'une petite chaise de jardin. Dehors l'averse n'en finissait plus et aller faire un tour n'était pas dans ses projets cette fois-ci. Parce que, habituellement, sentir de fines gouttelettes se heurter tout contre son épaule, se répandant le long de son visage ; la fascinait. Elle aimait ça. Elle pensait même que seule l'eau de pluie pouvait lui porter une attention si singulière.






Enfin, Patricia et sa mère vinrent la rejoindre :


- Je vais y aller Amélie, lui annonça Patricia.

- D'accord...

- On se voit dès que je peux, je vous tiens au courant Madame, elle se tourna et s'adressa à la mère de l'héroïne...

- Oui oui, pas de soucis, acquiesça t-elle rapidement.






Elles se firent la bise, et Patricia s'éloigna d'un pas pressé, laissant une agréable odeur de parfum embaumer son passage. L'héroïne la regarda se fondre parmi la foule, les yeux occupés d'un profond désespoir.

Partir...c'est le verbe qu'Amélie craignait le plus dans toute cette histoire. Elle blâmait les départs plus que n'importe quoi d'autre ; parce que jusque là, elle les avait connu sans retour...





________________________________




Et voilà le triste résultat. Beurk beurk beeeurk. C'est pas faute d'vous avoir prévenu hein ? Et aussi, le copié/collé minable que je vous ai envoyé à chacune, oubliez si possible...moi qui n'aime pas faire ce genre de trucs, j'avoue être la seule responsable... Bon, eh bien, j'espère que vous me pardonnerez pour tout ça ! Avec le temps ça s'estompera peut-être ^^' humpf.
Bisous à vous <3




PS : Les photos ne correspondent jamais vraiment
au contenu des chapitres.

# Posté le jeudi 14 août 2008 14:26

Modifié le dimanche 17 août 2008 09:34

Chapitre XI : Aimer, oui...mais de quelle façon?

 Chapitre XI :   Aimer, oui...mais de quelle façon?
Parfois, Il se passe des choses, des évènements que l'on ne peut maitriser comme on le voudrait. On a la volonté et l'envie de bien faire, de penser agir en connaissance de cause et puis on perd pied, à ne plus savoir où donner de la tête...pour être tout à fait franche, je touche comme qui dirait, le fond. Oui, moi Amélie, la fille au caractère de feu, blessante & insensible aux premiers abords, n'a plus l'impression d'être elle-même, ou d'être tout simplement.

J'ai le sentiment de ne pas aimer les bonnes personnes, de ne plus savoir prouver les choses, de me perdre la nuit, aux alentours d'une forêt, de chercher une route, en vain. J'ai cette étrange boule à l'estomac, cette sensation de faiblesse et d'infériorité qui ne me quitte pas. Il y a de ça, encore quelques mois, je marchais d'un pas assuré ; Oh oui c'était faussé, mais ça fonctionnait si bien tant que l'on ne regardait pas derrière la façade de mes yeux pour y découvrir, en réalité, ce gros manque d'assurance et de confiance en soi...

A l'heure d'aujourd'hui, une seule personne a ôté ce masque, cette fausse personnalité : Patricia. Je ne suis plus moi-même en sa présence, mais paradoxalement, je ne me sens rien en son absence. Où est alors ce quelque chose trop bien forgé, cette douleur bien caché... ? Dois-je me rendre à l'évidence, admettre que tout cela, cette comédie, ce cirque quotidien a pris fin, qu'elle y a mis un terme ? c'est le cas je crois, je veux bien le reconnaitre...seulement si je devais, aujourd'hui, brièvement et vulgairement faire part de mon état, synthétiser la situation, j'avouerais me sentir comme la dernières des merdes, de celle que tu n'oses pas effleurer tellement elle respire la pitié à des kilomètres à la ronde. Et la pitié, je n'aime pas ça. C'est grotesque, insensé, salissant, nuisible... Je n'ai pas le goût, ni même le courage d'affronter quoi que ce soit, alors je laisse faire...oui je suis lâche, mais pire que la lâcheté, est le mal qui brûle au fond de moi...






Amélie est donc désemparée : un trop plein de sentiments, de sensations indécises, de nouveautés se sont emparés de son petit être fragile, qui, d'un point de vue extérieur, laisse penser le contraire. Il lui arrive sans doute un truc de tout à fait extraordinaire, mais fallait-y s'en méfier, ou bien laisser faire, tendre sa main sans la moindre crainte, sans le moindre regret ? Je crois que ces choses-là , même si plus que tout on le désire, ne se maitrisent pas. Contrôler des sentiments ? Du jamais vu, à moins d'être une personne hors la norme, sinon, c'est perdu d'avance. En revanche, se méfier est plausible, tout à fait même. Mais à 11 ans, en avons-nous seulement la capacité ?






Nous sommes donc Lundi ; un après-midi au temps pluvieux et lourd. Tout ce qui ne donne pas la moindre envie de sortir, ni même de se rafraichir. Amélie est donc seule, chez sa grand-mère habitant juste à quelques pas de chez elle. Elle regarde un film intitulait " la boum ", adossée tout contre le fauteuil blanc de la salle à manger, le regard inexpressif...elle savait que Patricia ne tarderait pas à venir et que dans quelques heures, elle devrait partir pour sa représentation de danse. Tout cela l'angoissait à l'avance, et pour se rassurer, elle se disait que sa boule à l'estomac provenait de ce fameux spectacle, rien de plus normal en somme..seulement, la réalité n'avait pas besoin de lui hurler dans les oreilles que c'était la venue de Patricia qui la tourmentait bien plus qu'un simple spectacle, elle le savait, mais ne voulait se l'avouer...







Le temps passe, passe, passe...ça n'en finit plus. L'angoisse grandit en moi, impalpable. Mon c½ur bat la chamade comme si j'attendais impatiemment des résultats d'examens. Ou Comme si j'aimais. Mais en fin de compte, c'est ça : J'aime. Je L'aime. Insistons sur ce " l' ", sur ce que je ne veux pas m'avouer. De quel amour puis-je l'aimer ? J'exclus l'amour amoureux, la relation homme/femme, amants...ça c'est clair et net. Dans ma tête, c'est bien la seule chose dont je sois sûre. Mais alors quel est cet étrange sentiment, pourquoi tant de profondeur ?

A y réfléchir quelques minutes, je finis par effacer tout aussi instinctivement cette idée de ma tête, à me dire à tort, que je suis en train de me monter piètrement un scénario débile et puéril. Je place donc cela sous prétexte de l'angoisse, après tout, j'ai un spectacle dans quelques heures...







Comme quoi, l'anxiété peut des fois bien remettre en question . Amélie est perdue, totalement à bout. Elle nage dans le doute...l'impression de ne plus contenir une place, de ne plus être - on en revient à ça -...







Une voiture arrive alors, je peux entendre du salon, les man½uvres qu'elle effectue. La personne doit être en train de se garer ; je sais soudain que c'est elle. Mon film m'intéresse tout à coup bien plus que ce qu'il m'intéressait quelques minutes auparavant. Je lève légèrement le son pour ne pas entendre la porte qui s'ouvre, et qui claquera l'instant suivant, les pas tout contre le gravier, ce même choc léger, cette même régularité. Parce que oui, bien-sûr ; c'est elle.

Quelques minutes plus tard, le film touche à sa fin, il va falloir se résigner à descendre...je me lève, empoigne d'une main ferme mon sac posé à l'entrée et descend les escaliers, tremblante ; comme si en effet, je devais passer un examen, quelque chose d'une importance fatidique.








Franchissant le seuil de la porte, la même appréhension dans le creux de l'estomac ; je l'aperçois, l'aspirateur en main, le regard concentré. Je n'ose la déranger mais elle lève la tête. Je suis donc dans son champ de vision, elle n'oubliera, pas de si tôt, la façon dont j'ai pu soudain être gênée - allez savoir pourquoi, je suis chez moi, elle n'a pas vraiment de droits sur moi, ne me connait pas tant que cela. Quoique beaucoup trop si j'y réfléchis bien -
D'une main décidée, elle arrête instinctivement l'aspirateur. Et, d'un sourire enjoué me dit :


- Bonjour, comment tu vas ?

- Ça va, je souris, confuse.

- Alors, le film la boum, bien ?



O_o. Là j'avoue, je ne comprends plus. A toute vitesse je me mets à réfléchir, de qui aurait pu lui faire part d'un tel détail. Ou bien avait-elle entendu le son, la musique ? Autant dire, qu'au travers d'un double vitrage, comme celui de chez ma grand-mère, c'était mission quasi impossible et puis je n'étais pas sourde non plus.
Je n'ose alors pas plus lui poser plus de questions, et me contente de lui répondre le plus sobrement possible :


- Très bien, merci.

Elle sourit, me regarde, me fixe même. Des yeux dont je n'avais jamais pris le temps de contempler la profondeur. Un bleu envoûtant. Turquoise, transparent. C'était déstabilisant, autant se l'avouer.

Je daignais à me détacher de ce regard, de la captivité dans laquelle j'étais tombée ; mais elle le fit à ma place. D'un geste anodin, elle enclencha le bouton de l'aspirateur qui lui avait également permis d'éteindre l'instant précédent, et se remit à nettoyer.








Un peu agacée par tant d'indifférence, et de banalité, j'allai chercher un livre à l'étage, et y resta jusqu'à ce qu'elle termine son activité.







Ma mère arriva quelques minutes plus tard seulement. Patricia & elle s'étaient engagées dans une discutions. De l'étage, leurs échanges, me semblaient enthousiastes, bien que ceux-ci demeuraient inaudibles.

J'appris quelques instants plus tard, que Patricia souhaitait se joindre à nous. Je ne pouvais que peu, camoufler ma joie et ma bonne humeur. Elle allait venir à ce spectacle, à mon spectacle !! Bonheur intense, douce euphorie...







Le spectacle se déroulait convenablement, sous les yeux attendris des spectateurs. Amélie jetait des milliers de regards parmi la foule, espérant tomber dans celui de Patricia. Elle enchainait les pas de danse. Voyageant au gré de la musique, elle vibrait, frissonnait, elle était à nouveau elle-même. Elle faisait le vide. En paix avec son esprit, elle était libre...




____________________________________




J'espère que la longueur de ce chapitre ne va pas me porter préjudice pour autant et que mes lecteurs ne prendront pas la fuite ^.^. J'ai pris du plaisir à l'écrire, même s'il y a encore des tas d'imperfections. Je ne suis pas satisfaite, mais pas déçue non plus...à vous de m'en dire des nouvelles :)



# Posté le mardi 29 juillet 2008 14:52

Modifié le jeudi 07 août 2008 09:42

Chapitre X : Sentiments indécis.

Chapitre X : Sentiments indécis.
________Ne pas savoir sur quel pied danser restait une chose tout à fait normale, voire évidente en période de pré adolescence ; mais tenter d'échapper à toute entrevue avec sa meilleure amie, n'avait rien de si courant, - c'était d'une lâcheté démesurée je vous l'accorde - ; et c'est ce à quoi Amélie été confrontée.
A première vue, Léa & elle s'évitaient, - il n'y en avait donc pas une pour rattraper l'autre - c'était tout juste si elles se disaient bonjour le matin... Elles déambulaient à présent dans les couloirs du collège, seules. Chacune regardait le sol, restant à l'étroit lors des récréations. De toute évidence, les choses étaient en train de basculer. Pourquoi, qu'avait t-il bien pu se passer ?

_________Du côté de Patricia, les relations étaient devenues agréables. Amélie échangeait quelques rires avec elle, rien d'amical, mais juste ce qu'il fallait pour travailler dans la joie & la bonne humeur.


___________Le temps a alors passé, quelques quinzaine de jours seulement, soit deux semaines d'incompréhension, sans savoir quoi faire face à cette amitié qui ne ressemblait de toute évidence, qu'à des bouts de verre brisés...


__________Le mois de Juin annonçait la fin de l'année scolaire, et Amélie - bien décider à se reprendre en mains - n'avait pas oublier de s'en réjouir. Son petit frère arborait avec gaieté & enthousiasme son spectacle de fin d'année, ayant lieu l'après-midi même. C'était un samedi ensoleillé, l'humeur de la jeune adolescente était plus ou moins au rendez-vous et elle ne tardait pas à partir rejoindre ce dernier, jusqu'à l'école où la représentation devait normalement avoir lieu.

____________Une fois franchit le portail de l'école primaire, elle parcourut la cour du regard, apercevant au loin l'estrade sur laquelle les petits se produiraient avec plaisir, devant des centaines de personne. Elle se rappela soudain ce temps-là, pas si loin d'elle au fond. Il y avait encore un an, elle montait sur ce mini-podium, souriante et heureuse. Elle profitait de chaque instant, courait, inépuisable, autour de la foule...
" les temps changent " pensa-elle.
Grandir était désormais l'issue adéquate, l'unique et seul choix ; il fallait se résoudre à l'accepter.


_____________Elle sortit alors de cette nostalgie douloureuse, prit un courage plutôt dérisoire vu la situation n'ayant rien de si difficile, et se rapprocha lentement de l'endroit où sa mère se prélassait, abritée du soleil, par la large tonnelle installée quelques jours auparavant.

______________
Les gens avaient donc pris place, confortablement assis sur des chaises datant de quelques années, plus ou moins abîmées par le soleil. Amélie, elle, était restée debout, et regardait avec enthousiasme les premiers acteurs monter d'un pas lent, sur le devant de la scène.

______________Son petit frère n'allait pas tarder ; elle restait donc concentrer sur les classes s'enchainant les unes après les autres. Mais lorsque celui-ci s'apprêtait à gravir les marches, elle sentit une main lui tapotait doucement l'épaule. Et, pleine de curiosité, elle se retourna : Patricia se tenait tout près d'elle, un sourire discret illuminant son visage. A cette surprise, Amélie ne put s'empêcher d'émettre un petit cris, essayant en vain, de camoufler la joie qui l'avait envahie :




- Bonjour Amélie !

- Bonjour, je ne m'attendais absolument pas à te voir, lui répondis-je, effectuant un mouvement de tête vers l'arrière.

- Oui, je vois ça...mais où est ta mère ?

- Elle est là-bas..elle...ah... eh bien tiens elle arrive !

- Bonjour Madame !

- Tiens Patricia, comment vas-tu ?

- Très bien merci. elle sourit, et posa son regard sur un homme situé pas loin derrière elle.

- Tu ne me présentes pas ? demanda-t-il, un peu exaspéré par l'attitude de la jeune femme.

- Euh eh bien attends, je disais bonjour là, j'peux pas tout faire en même temps !!

- Je suis..je suis Paul, le copain de...Patricia !

- Bonjour, nous lançons, ma mère et moi, un peu gênée par la situation.

- Mais c'est Léo* là non ? nous coupa Patricia, imperturbable à la vue de l'enfant.



_____________Elle contemplait alors ce dernier, laissant à peine le temps à Paul de prendre part au spectacle...


_______________Une fois la représentation finit, Léo ne tarda pas à les rejoindre, se mélangeant parmi la foule de personnes dans laquelle Amélie & Patricia respiraient difficilement. Ils parlèrent alors ensemble de longues minutes, joyeusement....


Pour la première fois depuis longtemps, l'adolescente se sentait vivre...mais elle en ignorait la cause.



________________________________________



Amélie veut s'adresser à tous ceux qui prennent le temps de lire son histoire :

Cette période restera peut-être, - même obligatoirement - gravée à jamais au fond de moi. Ce fut la plus étrange, la plus intense de toute ma vie...je vous rappelle brièvement que ; moi, Amélie, jeune fille emprisonnée dans un monde dont j'ignore le sens, veux trouver timidement une place. Rongée par un passé brute de par ses faits, je tente désespérément d'oublier. Or, tout le monde sait que l'on n'oublie pas, que les souvenirs - peu importe leurs couleurs; qu'ils soient noirs, gris ou roses - ne peuvent échapper à la mémoire de l'être humain. On pourra tenter toute méthode : les douleurs, les ranc½urs, les belles choses & les souvenirs subsisteront.

L'arrivée de cette personne, ne va donc pas être de tout repos. J'allais vivre une histoire passionnelle - et qui dit passion, dit perfection, donc déception. Mais tout ça, vous le découvrirez uniquement dans les prochaines suites -. Cette " fiction " n'aura rien donc rien de rare, et ne sera peut-être pas à la hauteur de vos espérances ; c'est donc pour cela que si certains s'ennuient déjà à travers leur PC, arrêtez ! C'est maintenant ou jamais ! Il faudra avoir un mérite robuste et ce jusqu'à la fin ; les passages pourront être ennuyeux, maladroits, ou simplement bâclés ; Mais l'histoire se terminera comme cela s'est réellement fini (et pas avant).

_____________________________


Alors merci à tout ceux qui poursuivront le récit, le temps d'un court voyage dans le passé (celui d'Amélie).





(Léo est le petit frère de l'héroïne)*

# Posté le lundi 14 juillet 2008 13:37

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 11:18

Chapitre IX : Le début d'une trop grande complicité peut-être ?

Chapitre IX : Le début d'une trop grande complicité peut-être ?
______________L'impatience de Patricia aurait pu être écrite avec de l'encre sur le coin de ses yeux... pourquoi ?
Amélie aurait tellement voulu que ça lui échappe, mais c'était loin d'être le cas. Il fallait formuler quelque chose qui paraitrait le plus cohérent possible :



- Voo...voilà. balbutiai-je

- Comment ça va alors ?

- Euh..eh bien..pour le mieux, oui c'est ça, ça me va impeccablement bien !

- Ah, très bien. Elle arbore un air plein de surprise, qu'elle camoufla à l'instant même.



_____________Amélie en avait fini avec ce stress désobligeant. Elle retrouvait peu à peu ses esprits ainsi qu'un rythme cardiaque normal. Évidemment, se rendre malade pour un pantalon trop petit n'était rien d'autre que du futile, et elle tentait vainement de le reconnaitre ; mais les choses avaient pris une tournure différente ; il fallait montait dans l'estime de Patricia & pour cela, Amélie était prête à tous les sacrifices possibles.



__________________________



[ Dans la soirée...]


Je descendis dans la cuisine, mes pieds traînèrent au sol jusqu'à ce que je percute brusquement ma mère :


- Mais t'es folle ou quoi ?!?

- Pardon, j'pas fait exprès !! lui répliquai-je

- Mouais mais la prochaine fois, fais attention !
Sinon...ta soirée avec Patricia, les cours, les notes...tout va pour le mieux ?


- Ouais ça va très bien !! et au fait, demain je peux inviter Léa ? Je changea de discutions vite fait bien fait, tentant une approche autre que celles que nous avions eu les jours précédents.

- Hum...d'ailleurs à ce propos, j'ai eu une discutions avec Patricia...

- Quoi? Quoi ? & quoi encore ? elle t'a dit quoi cette tâche ?!?! m'écriai-je sur le coup de la colère, ne mesurant pas la méchanceté de mes paroles.

- Amélie si tu ne veux ne plus voir Léa d'un moment, tu es bien partie !! Elle fronce alors les sourcils, comme si j'avais encore mes quatre petites années de rab' sur le dos...

- Euh, maman fais pas cette tête, tu vas avoir les fameux rides de la colère. Tu sais ceux au milieu des deux sourcils...avec les deux traits de...

- Ca suffit !! Je me fiche bien d'avoir des rides, ce qui m'importe sont tes résultats scolaires, & ta façon de te comporter en présence de Patricia.

( et voilà qu'elle vient remettre ça sur le tapis, j'ai pas besoin de ses commentaires. Madame sort les grands mots, genre elle a une autorité hors norme. Tu parles...sa façon de s'exprimer en plus...exaspérant.... * soupirs * Pourvu que je ne devienne pas comme elle...)

- Bon alors, si tu veux tout savoir, je m'entends à merveilles avec Patricia et mes notes ont augmenté ; j'ai eu un 14 en anglais et un 11 en maths. J'trouve ça pas trop mal pour un début & puis faut pas crier victoire dès maintenant. Elle m'a dit que ça ne serait pas radical, que les notes n'augmenteraient pas en un coup de baguette magique, comme si tout était facile...donc je peux inviter Léa dans la soirée !?

- 14 en anglais ? Oui c'est pas mal, et tu dois continuer comme ça..puis en effet ce n'est pas en un claquement de doigts que...

- Bon mammannnnn arrêeêêeêêête de t'éterniser là-dessus !!! JE PEUX INVITER LEA ? m'impatientai-je

- Pour ce qui est de...de...Léa, de vos projets ; je ne pense pas que cela soit possible. Patricia m'a clairement dit qu'il valait mieux éviter sa présence lorsque vous faisiez les devoirs ; elle pense que Léa a tendance à se sentir supérieure, puis...

- NONMAISCAVAPASOUQUOI !?!? Mes poings se serrèrent, je ne détachais plus les mots. ELLE NEST PAS COMMECATUMENTENDS !?! J'ESPERE QUE TU NE CROIS PAS UN MOT DE CE QU'ELLE TE RACONTE ?!?! MAMAN ON CONNNAAAAIIT LEA DEPUIS BIENTOT 8 ANS ET PATRICIA, RAPPELLE-MOI DEPUIS COMBIEN DE TEMPS NOUS LA CONNAISSSSONNNNNNS ?!? TOI-MEME TU NE CROIS PAS A UN QUART DE SES PAROLES, ALORS AIES AU MOINS L'HONNETETEDELERECONNAITRE !!!! BONSANG !!!

- Oui oui je m'en rends bien compte mais...

- Mais rien du tout, ELLE VIENDRA point final !!! Je ne lui laissa guère le temps de répondre davantage, & monta dans ma chambre.




_____________Ma mère avait acquiescé timidement.
Ma colère l'avait tu.
J'inviterai Léa et puis c'est tout.



________________Amélie tournait en rond dans la pièce. Elle était en colère contre elle-même...oui elle s'en voulait de ne pas sentir le feu qui brûlait en elle chaque fois qu'elle aurait pu tuer quelqu'un...Elle aurait dû, en cet instant même, être prise d'une méchanceté insoutenable, incommensurable ; une haine (sans amour je précise) qui vous prend aux tripes jusqu'à exploser le miroir le plus proche...mais non, il ne se passait rien de tout ça. Quelle honte pensait-elle...8 ans qu'elle partageait sa vie avec Léa...et incapable à présent de défendre cette amitié, pour cause...de...de lâcheté ? Il fallait qu'elle comprenne...mais elle inviterait son amie quoi qu'il arrive.



[ Le lendemain, au soir ]


- Tu es sûre que je ne dérangerai pas ce soir ?

- Mais non, je t'assure Léa, Patricia sera là, au pire elle nous fera travailler un moment puis c'est tout. lui dis-je.



(Léa resta dubitative. Mes paroles n'étaient pas des plus convaincantes ; je le savais pertinemment).


- Bon, ne te pose pas de questions, d'accord ? Tu es mon amie avant tout et surtout avant Elle.

- D'acc.
J'espère que tu as raison, murmura t-elle.


- Tu oses en douter ?

- Excuse-moi...

* soupirs d'exaspération *



______________Amélie ne pouvait s'en convaincre elle-même, alors comment l'assurer à son amie ?


[ Arrivée de Patricia plus tard dans la soirée ]



Les deux jeunes adolescentes rentrèrent à la maison, où Patricia y était déjà installée. Elles se dirent bonjour dans le calme et se mirent aussitôt au travail. Le silence régnait, les deux jeunes filles bossaient rigoureusement, et Patricia se contentait de les corriger jusqu'à ce que Léa commence à s'inquiéter :


- Tiens mon père m'avait dit qu'il viendrait me chercher vers 19 heures...s'étonna la jeune fille.

- Il est pas loin de 21 heures, si j'en crois l'horloge de la cuisine, lança Patricia, me regardant d'un air excédé.

- Euh eh bien il ne va pas tarder Léa, t'en fais pas, et puis tu sais bien que ton père & l'heure ça a toujours fait six...répondis-je, amusée de voir que le rituel des choses n'avait pas changé.


(...)



Quelques instants passèrent et le père de Léa frappa enfin à la porte :

-B'soir, chuis l'père d'Léa, s'écria t-il sans gêne.

- Bonsoir, je suis Patricia, j'aide...

- Ah oui vous aidez Amélie pour ses d'voirs c'ça ? L'interrompit-il

- Eh bien oui...répond-elle, affectée.

- Bein Amélie, t'vas enfin être bonne en maths alors ?

- Hein hein, très drôle.

- Quel humour...ironisa Patricia qui me regardait avec des yeux emplis de stupeur & d'exaspération.

(...)




_______________Au milieu de tout ça, l'existence de Léa ne se faisait guère imposante. J'aurais voulu que l'on se parle davantage ce soir-là, mais elle montrait une certaine distance...j'avais l'impression que plus rien n'était comme avant. Il fut une période où nous étions trop proches, comme collées ensemble...et puis aujourd'hui, il se pourrait que les temps changent. J'aurais dû m'en soucier sur le champ, mais j'avais vraiment aucune envie de me rendre malade pour des choses aussi plates et insignifiantes.


Lorsque mon amie fut partie, Patricia fixait la porte, les yeux béants. Elle se tourna vers moi et me dit :


- Mais il va pas bien lui ?

- Il est comme ça tu sais, un peu spécial, toujours le genre de personne qui se fout des choses... blasé quoi, lui répondis-je, un sourire d'habitude sur le coin des lèvres.

- Ouais, non mais attends y'a un degré quand même !! Le " tu vas enfin être bonne en maths puisque tu es aidée ", voilà. Faut arrêter, il se croit où lui ?!?

(je fus surprise de sa réaction, elle me défendait indirectement, je trouvais ça plutôt plaisant).

- Ouais j'avoue, ça, ça ne pas enchanté. Mais il ne veut en aucun cas faire du mal, et ne se rend pas compte... il est comme ça, avec ses maladresses et son humour décalé.

- Eh bien, en attendant, il t'a rabaissé, j'ai pas aimé !! J'ai failli le lui dire d'ailleurs, et puis y'avait Léa, donc j'ai fermé ma bouche. En plus, c'est pas pour être méchante, mais il fait un peu simplet, tu vois, un peu...




_______________Nous rions alors ensemble, j'étais fière de ses petites attentions à mon égard...
Était-ce alors le début d'une réelle complicité ?




_____________________________________________



Chapitre plus long que les précédents, c'est juste histoire de boucler l'affaire du pantalon & de cette soirée compliquée entre Amélie, Patricia & Léa. Ça vous a plu ?J'espère ne pas vous décourager, j'ai l'impression que ma fic devient ennuyante, mais dites-le moi bien si c'est le cas hein ? Je ne voudrais pas poursuivre un truc si c'est chiant quoi ^^

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 17:01

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 20:01

Chapitre VIII : Première alarme, premier signal.

Chapitre VIII : Première alarme, premier signal.
______________L'entêtement d'Amélie pour ses maudits lacets amusait Patricia, plus ou moins à la recherche de ce qui l'ennuier considérablement.
Au-delà de tout, elles s'échangeaient quelques attentions.
Il régnait une lueur rougeâtre et néfaste à l'intérieur...de la pudeur, sûrement dût à de la douleur ; un sentiment endormit, qui gruge.
D'ailleurs, l'assiduiété de leurs échanges aurait pu faire trembler les meubles s'il y avait eu des mots et des maux lâchés dans l'air.
Le néant.
Leur néant lisible qu'au fin fond de leurs pupilles.
Le découvrir aurait été comme comprendre du Beaudelaire ou prétendre égaler ses chefs d'oeuvres.




Patricia finit alors par baisser la tête, poursuivant à même son activité...
Mais Amélie continua, continua...le regard songeur...mais aussi admiratif et compatissant.
Son degrès de gentillesse n'avait pas de bout, pas de failles ; elle aurait pu décrocher la lune pour reçevoir un léger sourire, ou un " merci ", échappait avec les yeux.
Plusieurs minutes emprisonnées dans le silence passèrent...puis Patricia finit par sortir quelque chose, Amélie releva la tête aussitôt :



- Tu as pas encore fini avec tes chaussures, dit-elle, en ricanant gentiment.

- Euh..mais non, j'arrive pas (rires).

- Mais tu comptes faire quoi au juste ?

-Euh, eh bien, lacer mes chaussures comme le font toutes les filles...et j'arrive pas. dis-je en radotant, un peu gênée de me prendre la tête pour si peu.

- Oui je vois ça ! d'autant plus que tu te compliques la vie, tu ne crois pas que les lacer comme elles le sont déjà te faciliterait plus la tâche ?

- Ouais, si t'as raison, ça me donne vraiment chaud en plus !!

- Tu m'étonnes, elle sourit et se montre particulièrement agréable.


[...]


Je pose alors les chassures, contournant la petite table du salon.
Elle me regarde, sourit et dit :




-Au fait, les affaires que je t'ai apporté sont ici...
(elle posa alors sa main sur le large sachet plastique, accroché à la poignée de la cuisine)

ce serait bien si tu les essayais rapidement, parce qu'une autre miss me les a demandé, au cas où elles ne te plairaient pas.

-Heu, d'accord, aucun soucis.



(rectifions : c'est pas qu'elles ne me plairons pas, c'est qu'elles ne m'iront pas de une, et autre chose, le " d'accord, aucun soucis " n'est autre que de l'hycrisie).



Je pars donc malgrè moi, dans la salle de bains, prenant bien soin de refermer la porte à clefs...
Je libère alors ce pantalon de son maudit sachet plastique, admirant l'originalité des coutures...
les secondes passent, elles deviennent d'affreuses et longues minutes, je me tâte : " je les essaie, je les essaie pas...je les essaie...? " Je pris enfin mon courage (parce qu'il s'avère que j'en ai) et passe une première jambe dans le jean...ouïe, déjà, ça a l'air de coincer...intérieurement je bouillonne :
mais comment pouvait-elle me donner quelque chose qui ne m'irait pas, pourquoi elle quoi ? Il est vrai que mon poids ne me faisait pas tant complexer que ça en temps normal, sauf lorsqu'il y avait essayages de vêtements justement.
Je finis donc d'enfiler cette " pompe à moral " , rentrant mon " bidon " au maximum ; j'eus bien des difficultés d'ailleurs. Il s'avèrait que ma couleur - étant blanche en temps normal - avait légèrement viré au rouge. (dût aux nombreux excès de serrages de dents sans doute)...
Alors, c'est en espérant que le haut soit comment dire...plus stretch, que je le sortis du paquet à son tour. J'avais l'impression qu'il manquait un bout.
Au niveau de la largeur, on aurait cru tenir un body pour bébé...
Le coeur battant la chamade, je fixe alors la taille sur l'étiquette : taille....0.
Ok, comme ça je suis fixée.



_______________ Timidement, je donne un tour de clefs, sortant en douce de la salle de bains...
j'arrive dans la cuisine, son regard crachait de l'impatience, comme languir de savoir quel était le verdict...
mais au juste, pourquoi y attachait-elle tant d'importance ?

# Posté le mardi 24 juin 2008 14:28

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 18:54